La Coloniale

Le lien social

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Les Comités d'entreprises jouaient tout à fait leur rôle. Il faut dire que l'économie marchait à plein régime et les batailles menées permettaient de décrocher des avancées.

L'Estaque, j'y suis née, j'y ai grandi

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Les usines implantées dans ce secteur constituaient la conquête de l'Ouest de Marseille. Leur impact était fort puisque ces usines employaient une main-d'oeuvre estaquéenne importante. La dernière partie de l'Estaque-Gare formait une espèce de frontière : les gens de Saint-Henri étant plutôt employés aux Tuileries.
Kuhlmann et Pénarroya : produits chimiques.
Surles : corps gras.

Je me souviens

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Je me souviens que mon père a travaillé longtemps le samedi matin, puis un samedi matin sur deux, c'était une grande joie pour lui et pour la famille ! Mon grand-père avait fait un séjour à la clinique de la Madrague-Ville à l'époque pour avoir été brûlé au torse par de l'acide chlorhydrique. Le père de mon amie y a laissé sa vie au moment de l'explosion volontaire d'une mine pour faire éclater la carrière.

Le père de Lucien, le Canal du Rove et La Coloniale

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Mon père, c'est un réfugié. Il est arrivé d'Italie en 1923 avec mon grand-père. Là-bas, ils avaient des terres. Ils travaillaient la terre, mais, il y avait un régime fasciste, celui de Mussolini. Alors, il est venu à Riaux et en premier il a travaillé au creusement du Canal du Rove. En 1927, lorsque le Canal a été inauguré, le chantier s'est arrêté.

La cité Dogliani

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Moi, j'habitais à la Cité Dogliani. C'est là que je suis né. Il n'y avait que des travailleurs des différentes usines de Riaux qui vivaient là. A la montée des Iris, il y avait une cité de La Coloniale, en montant vers Pichou. Elle était réservée aux ouvriers de la cimenterie.

Les ouvriers de La Coloniale

Rue Etienne Colombel

Les ouvriers de La Coloniale qui rentraient chez eux pour aller manger, avaient des sacs en toile de jute qui leur recouvraient les souliers. Ils marchaient sur des sacs de jutes qui étaient ficelés à hauteur du mollet. Certains se mettaient des chiffons dans les narines pour filtrer la poussière. Il fallait les voir monter et descendre la rue Etienne Colombel. Ils allaient manger comme ça !

Le rythme des sirènes

Montée des Usines

Au temps des usines, le quotidien était rythmé par le son des sirènes.

La Coloniale

Le passage des wagons

La Coloniale (Société Coloniale de Chaux et de Ciments Portland de Marseille), c'est le nom de la société qui a obtenu en 1913 l'autorisation de construire une grande usine au vallon de Riaux. Elle avait pour but de produire du ciment Portland artificiel. Sa production a modelé tout le paysage du vallon de Riaux et du massif de la Nerthe avec d'immenses carrières dont certaines sont encore en activité.