condition ouvrière

Le bistrot du coin

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Dans le bistrot, le soleil traverse la vitre. Il vient se refléter sur les tables en marbre où étaient assis, il y a quelques minutes, les consommateurs. Toujours les mêmes : le père André, avec sa casquette dont la visière lui cache les yeux et surtout les cartes qu'il tient à la main. Monsieur Toulouse, toujours un oeil à moitié fermé, pour lui éviter la fumée de son éternelle cigarette.

Dans la cour de l'usine

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Dans la cour de l'usine
Au bout d'un maigre fil
La lumière d'une ampoule
De-ci de là se balance
Un homme
En tenue de travail
Est à la porte de l'atelier
Le vent cogne sur les poutrelles
Au-dessus trois mouettes
Tournent en gémissant
Leurs ailes blanches

Manuel Casa, contremaître à l'usine Kuhlmann

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

J'avais un voisin au boulevard Fenouil qui était Contremaître à l'usine Kuhlmann. Il m'a dit : "Si tu veux rentrer à l'usine, il y a de la place". J'avais 19 ans. je suis rentré à Kuhlamnn. J'y suis resté 41 ans.

Le four à sulfates

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Il y avait un atelier qui s'appelait le four à sulfates. C'était un grand four qui avait la dimension d'une pièce, avec au milieu un pivot et des bras qui tournaient en permanence. Au bout des bras, il y avait comme des mains qui grattaient les parois pour ne pas que les produits restent collés. Parfois, il y avait des ouvriers qui étaient obligés d'ouvrir le four. Alors, il faisait chaud et des gaz sortaient. Les ouvriers, avec des barres à mines, ils tapaient à l'intérieur pour faire tomber les produits.