Francis Caviglia

Les jaunes

Entrée des ateliers

Un jour à Riaux, les Jaunes qui étaient les non-grévistes, sont arrivés dans les usines. Ils défendaient les patrons. Il y a eu des bagarres terribles. Les travailleurs qui étaient en grève se mettaient sur les voies de chemin de fer pour bloquer les Jaunes. Idem pour la route du bas. A force de recevoir des coups de poing, on réagit. On n’est pas seul. Il y a toujours l’autre en face.

La lutte des classes

L'usine Pénarroya et les cités ouvrières

A Riaux la lutte est arrivée à pas lents. Une lutte, ce n’est pas spontanée L’évolution de la conscience politique ne se fait pas en quarante huit heures. Il faut la préparer. Ce n’est pas quelque chose d’utopique. Une idée devient une force majeure lorsque les gens la prennent.

La fuite de chlore

L'escalier de l'usine

En 1951, il y a eu une fuite de chlore à l’usine Kuhlmann. Même la Société Pénarroya était dans un nuage de chlore. Une grosse partie des ouvriers a été intoxiquée par le chlore. On leur donnait un suppositoire à base d’éther pour les soigner. On leur disait de ne pas courir. Un Espagnol a mangé le suppositoire. Tout le monde a bien rigolé.

Les bals clandestins

Dolorès et ses copines à Riaux

A dix-sept ans, Dolorès rencontra Francis. C’était déjà un beau gosse qui l’avait repérée. Pour aller travailler à l’usine, les garçons passaient devant la terrasse où cousaient les filles.

Francis Caviglia

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Hier après-midi j’étais à Riaux avec Francis Caviglia. C’est un des derniers témoins du temps des usines. Grâce à son beau-père, il entra comme Magasinier à la Société Pénarroya. Il fut Délégué, Secrétaire de Syndicat, Secrétaire du Comité d'établissement.