pénibilité au travail

L'Estaque, j'y suis née, j'y ai grandi

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Les usines implantées dans ce secteur constituaient la conquête de l'Ouest de Marseille. Leur impact était fort puisque ces usines employaient une main-d'oeuvre estaquéenne importante. La dernière partie de l'Estaque-Gare formait une espèce de frontière : les gens de Saint-Henri étant plutôt employés aux Tuileries.
Kuhlmann et Pénarroya : produits chimiques.
Surles : corps gras.

Je me souviens

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Je me souviens que mon père a travaillé longtemps le samedi matin, puis un samedi matin sur deux, c'était une grande joie pour lui et pour la famille ! Mon grand-père avait fait un séjour à la clinique de la Madrague-Ville à l'époque pour avoir été brûlé au torse par de l'acide chlorhydrique. Le père de mon amie y a laissé sa vie au moment de l'explosion volontaire d'une mine pour faire éclater la carrière.

Putain d'usine

Rio Tinto - L'Estaque au temps des usines

Tous les jours pareils. J'arrive au boulot (même pas le travail, le boulot) et ça me tombe dessus, comme une vague de désespoir, comme un suicide, comme une petite mort, comme la brûlure de la balle sur la tempe.
Un travail trop connu, une salle de contrôle écrasée sous les néons - et des collègues que, certains jours, on n'a pas envie de retrouver.
(...)