De 1942 à la Libération

Dolorès au moment de la guerre

J’ai passé mon certificat d’études au moment de la guerre. Je l’ai eu avec mention. Pour continuer mes études, il fallait que j’aille en-dehors du quartier de Riaux. Je devais prendre un bus. Mes parents avaient peur. Ils n’ont pas voulu que je continue mes études.
J’étais la troisième fille. Nous étions quatre. Comme il y avait une couturière dans le quartier, ma mère m’a dit – Tu vas aller chez la couturière. Tu vas apprendre à coudre.
Les sirènes sonnaient toujours pour donner l’alerte avant les bombardements. Les gens sortaient de chez eux. Les mères portaient les petits enfants dans leurs bras. Tout le monde allait se protéger dans les abris.
A Riaux, le Tunnel du Vallon servait de refuge. A la Libération, ce fut l’infirmerie. Les blessés étaient transportés dans ce tunnel pour les premiers secours.
Au moment de le Libération les balles sifflaient de tout côté. Ma sœur avait une crise de nerf chaque fois qu’elle entendait les coups de feu. nous avons beaucoup souffert de la faim. Les mères donnaient leur ration de pain aux enfants.
La population était à l’affût de la moindre information. Elle espérait la fin de la guerre. Comme il n’y avait pas de liberté d’expression, les journaux étaient clandestins. La radio faisait l’apologie du Régime de Vichy. Les partisans et les résistants étaient appelés des terroristes. Il y avait une poche de résistance qui se trouvait à la Galine.
Image extraite du film "La Parole Libérée"